Sensibilisation sur l’importance de la scolarisation de la jeune fille dans le canton de kouma

 Animation des séances

Démarrée au CEG Kouma Tokpli à 09 heures par les mots de bienvenue du directeur du CEG, cette séance de sensibilisation a vu la participation du corps enseignant et des élèves filles comme garçons. Le directeur, dans son intervention, a souhaité la cordiale bienvenue à l’équipe de sensibilisation et remercié les élèves d’avoir répondu nombreux à son invitation. Il a rappelé aussi l’importance de l’institution des semaines culturelles par le gouvernement, un moment pour les élèves de s’affirmer et de faire valoir leurs savoirs et connaissances traditionnels. Il a exhorté les élèves à éviter la vie de débauche et de dépravation avant de leur souhaiter bonne fête. Après un intermède de la Chorale du CEG Kouma Tokpli, la sensibilisation a démarré avec la communication sur « la place de l’éducation et de l’école pour un pays », animée par M. KUMESSI. Ainsi, que ce soit à Tokpli, Apéyéyémé ou Adamé, les messages véhiculés ont été les mêmes.

Les premières interventions ont été confiées au directeur exécutif de CADR.

Dans ses interventions, dans les 03 établissements, il d’abord relevé aux participants le constat fait sur le terrain concernant le taux d’abandons scolaires constaté dans les établissements résultant de plusieurs facteurs.  Selon M. KUMESSI « des arguments convaincants ont fait voir que le meilleur investissement auquel un pays pourrait procéder, est d’éduquer la partie féminine de sa population. On constate que plus le taux de scolarisation des filles est élevé, plus la croissance de ce pays est en hausse. La scolarisation des filles est donc « la clef de tout progrès ». La femme instruite est plus épanouie. Elle gère mieux sa vie, sa famille, élève mieux ses enfants et gagne mieux sa vie. Chaque année supplémentaire de scolarisation d’une mère réduit la mortalité infantile de 5 à 10 %. La Banque mondiale souligne qu’une année supplémentaire à l’école secondaire augmente le revenu potentiel d’une fille de 15 à 25 %. « L’école est désormais le seul lieu où, l’Homme se forme et forme sa personnalité. Et si nous sortons de l’école, nous sortons de la vie. Si nous sortons des centres de formation, nous renonçons à notre vie. Parce que nous avons besoin d’une carrière, nous avons besoin de mener notre vie, et pour cela nous avons besoin d’une formation » a-t-il poursuivi avant de laisser place à M. AHAVI pour rentrer dans les causeries avec les élèves. 

Celui-ci, dans ses interventions, a demandé aux élèves de donner les noms de quelques femmes qui font la fierté de la gent féminine de nos jours au Togo et en Afrique. On retrouve entre autres Mme Hélène Johnson Surlif ancienne présidente du Liberia, Mme Cina Lawson, ministre togolaise de l’économie numérique, Mme Victoire Tomegah Dogbé, directrice de cabinet de la Présidence de la République et ministre en charge du développement à la Base et Mme Tsegan Yawa Chantale récemment élue Présidente de l’Assemblée Nationale Togolaise qui a fait ses études dans la localité. Il a fait comprendre aux élèves l’importance que revêt leur éducation et pourquoi il est impérieux que la jeune fille aille aussi loin que possible dans ses études. Il a aussi exhorté les filles à instaurer la communication entre elles et leurs parents. Pour finir, il a demandé aux filles d’énumérer de leurs points de vue les principales causes de l’abandon scolaire de la jeune fille. Selon les réponses données, on retrouve : la pauvreté des parents, les mauvaises camaraderies, la délinquance et les grossesses prématurées. A la question de savoir le problème le plus important, qu’il convient de traiter, les jeunes filles ont unanimement choisi la dernière cause qui est les grossesses prématurées en milieu scolaire. 

Ceci lui a permis de céder sa place à Mme AFETO pour s’entretenir avec les filles sur les grossesses prématurées des jeunes filles en milieu scolaire et surtout ses répercussions sur la santé de la jeune fille. Selon elle, une grossesse précoce a des conséquences catastrophiques non seulement pour la mère mais aussi pour l’enfant et le développement de la communauté et du pays tout entier. 

A la fin des séances de sensibilisations, une séance de travail de l'équipe de sensibilisation a permis de prendre des résolutions suivantes : 

1- organiser une tournée de sensibilisation des parents d’élèves en vue de leur implication totale et effective dans l’éducation de leurs enfants. A cet effet, vu la faible participation de ceux-ci aux réunions des parents d’élèves, il convient de définir une bonne stratégie de leur mobilisation avec les responsables des établissements ;

2- sensibiliser les jeunes filles élèves sur les AGR pour ne pas être dépendantes des jeunes garçons et des hommes. Cette activité consistera à apprendre aux filles de petits bricolages (fabrication de sacs, trousseau bébés, savon liquide, etc..).

3- initier les jeunes filles dans la réalisation des AGR. Le but c’est aussi de les inciter à l’entrepreneuriat qui peut les servir dans la vie active ;

4- contribuer à la résolution du problème des enseignants volontaires (les échecs des enfants provient de l’encadrement donné. Vu leurs maigres salaires, ces enseignants volontaires consacrent beaucoup de leur temps à initier une AGR plutôt que l’éducation des enfants) ;

5- organiser des caravanes dans le canton de Kouma et dans la préfecture de Kloto pour faire entendre la voix de la jeune fille. Cette activité consistera à porter la voix de la jeune fille à l’endroit des autorités et de l’opinion publique de la préfecture de Kloto et d’ailleurs.

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